Sur la table.
Pour avoir moins peur.
Pour ne pas faire de vagues.
Pour rester du bon côté de la vitre.
Puis un matin
Force est de constater
Que la porte ne s’ouvre plus.
Nmb26
Sur la table.
Pour avoir moins peur.
Pour ne pas faire de vagues.
Pour rester du bon côté de la vitre.
Puis un matin
Force est de constater
Que la porte ne s’ouvre plus.
Nmb26
Culs serrés sous les néons,
Rouge aux lèvres, dents dehors.
Ya basta.
Trop payé.
Trop fermé nos gueules.
Piernas abiertas.
Puños cerrados.
Tomamos el control.
El coño manda.
Nmb26
Culs serrés sous les néons,
Rouge aux lèvres, dents dehors.
Ya basta.
Trop payé.
Trop fermé nos gueules.
Piernas abiertas.
Puños cerrados.
Tomamos el control.
El coño manda.
Nmb26
J'ai planque une preuve
J'ai passé l'épreuve.
Pas par pudeur.
Par fatigue du symbole.
On m’avait dit :
Sois un homme,
Tiens-toi droit,
Montre ce que tu as.
Alors j’ai mis des fleurs dessus.
Nmb26
J'ai planque une preuve
J'ai passé l'épreuve.
Pas par pudeur.
Par fatigue du symbole.
On m’avait dit :
Sois un homme,
Tiens-toi droit,
Montre ce que tu as.
Alors j’ai mis des fleurs dessus.
Nmb26
Sur les constellations.
Je danse avec leurs ombres
Jusqu’à devenir quelqu’un d’autre
Dans l’espoir de la nuit.
Nmb26
Sur les constellations.
Je danse avec leurs ombres
Jusqu’à devenir quelqu’un d’autre
Dans l’espoir de la nuit.
Nmb26
Et celui qui dresse ses lames de rasoir sous nos pieds.
Le ciel s’encombre au-dessus de la chaleur.
Puis vient l’heure de l’œil fermé,
De l’iris dilaté,
Quand la lumière entre dans le crâne.
Et que la mer commence à rêver à notre place.
Nmb26
Et celui qui dresse ses lames de rasoir sous nos pieds.
Le ciel s’encombre au-dessus de la chaleur.
Puis vient l’heure de l’œil fermé,
De l’iris dilaté,
Quand la lumière entre dans le crâne.
Et que la mer commence à rêver à notre place.
Nmb26
Animal triste au fond du silence.
Le bleu te mord là où la chair se souvient.
Nmb26
Animal triste au fond du silence.
Le bleu te mord là où la chair se souvient.
Nmb26
font un évangile bancal sous la peau.
Tu penches vers la nuit comme un saint dézingué.
Nmb26
font un évangile bancal sous la peau.
Tu penches vers la nuit comme un saint dézingué.
Nmb26
Serpentins dans le chagrin.
On danse droit vers le froid,
On trinque au prochain matin.
La vie claque, la mort ricane,
Le ciel s’égare au cimetière.
On naît fanfare, on meurt profane.
Sacré mystère, sale lumière.
Nmb26
Serpentins dans le chagrin.
On danse droit vers le froid,
On trinque au prochain matin.
La vie claque, la mort ricane,
Le ciel s’égare au cimetière.
On naît fanfare, on meurt profane.
Sacré mystère, sale lumière.
Nmb26
Des sauterelles vertes et obèses
mastiquent le silence des fossés.
Le feuillage ouvre mille paupières.
Je passe. C'est lui qui me regarde.
Nmb26
Des sauterelles vertes et obèses
mastiquent le silence des fossés.
Le feuillage ouvre mille paupières.
Je passe. C'est lui qui me regarde.
Nmb26
Le vent compte les côtes, la mer efface les preuves.
Et soudain le corps redevient un rivage sans propriétaire.
Nmb26
Le vent compte les côtes, la mer efface les preuves.
Et soudain le corps redevient un rivage sans propriétaire.
Nmb26
Pas par soumission.
Par excès d'orage.
Le corps tient encore debout,
mais les pensées rongent l'acier
À l'intérieur des épaules.
On dirait un dieu fatigué
revenu d'une guerre
Dont personne ne veut entendre parler.
Nmb26
Pas par soumission.
Par excès d'orage.
Le corps tient encore debout,
mais les pensées rongent l'acier
À l'intérieur des épaules.
On dirait un dieu fatigué
revenu d'une guerre
Dont personne ne veut entendre parler.
Nmb26
Un cheval bleu traverse la fosse.
Personne ne l’a vu.
Alors je doute du cheval,
Et du reste.
Nmb26
Un cheval bleu traverse la fosse.
Personne ne l’a vu.
Alors je doute du cheval,
Et du reste.
Nmb26
Les bons gros bâtards qui ont le rire qui pend de travers.
Ils sentent la pluie, la boue, et la vérité des poubelles.
Ils remuent la queue dans les ruines du cirque humain.
Et souvent, c'est eux qui savent m’aimer.
Nmb26
Les bons gros bâtards qui ont le rire qui pend de travers.
Ils sentent la pluie, la boue, et la vérité des poubelles.
Ils remuent la queue dans les ruines du cirque humain.
Et souvent, c'est eux qui savent m’aimer.
Nmb26
Le temps est resté.
Une peau de sel brille sur le sable.
Blessure sèche.
Le vent y passe ses doigts.
Ta figure burinée, ensanglantée de lumière,
Ne sait plus si elle vieillit ou si elle se fossilise.
Nmb26
Le temps est resté.
Une peau de sel brille sur le sable.
Blessure sèche.
Le vent y passe ses doigts.
Ta figure burinée, ensanglantée de lumière,
Ne sait plus si elle vieillit ou si elle se fossilise.
Nmb26
Compte les néons, prières ratées.
L’âme du chenil,
Porte une muselière de silence.
Alors je demande :
Qui aboie en moi ?
Le chien,
Ou la cage qui rêve ?
Nmb26
Compte les néons, prières ratées.
L’âme du chenil,
Porte une muselière de silence.
Alors je demande :
Qui aboie en moi ?
Le chien,
Ou la cage qui rêve ?
Nmb26
Attendent l'autobus des fantômes.
Personne ne s'arrête.
Alors la pluie,
Bleue comme un vieux chagrin,
Leur prête un manteau.
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Attendent l'autobus des fantômes.
Personne ne s'arrête.
Alors la pluie,
Bleue comme un vieux chagrin,
Leur prête un manteau.
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Compte les néons, prières ratées.
L’âme du chenil,
Porte une muselière de silence.
Alors je demande :
Qui aboie en moi ?
Le chien,
Ou la cage qui rêve ?
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Compte les néons, prières ratées.
L’âme du chenil,
Porte une muselière de silence.
Alors je demande :
Qui aboie en moi ?
Le chien,
Ou la cage qui rêve ?
Nmb26
Pas le poisson.
Le rêve.
Le réveil qui saigne encore dans la main.
Deux corps sans visage s'échangent une émotion malade.
Il est encore bien trop tôt pour se réveiller.
Nmb26
Pas le poisson.
Le rêve.
Le réveil qui saigne encore dans la main.
Deux corps sans visage s'échangent une émotion malade.
Il est encore bien trop tôt pour se réveiller.
Nmb26
Elles les portent un peu.
Pas longtemps.
Je tremble en déchaussant les cadavres.
Leurs pieds sont pleins de chemins.
Leurs yeux de retours impossibles.
Et le soir remet du rouge
Sur ce qui ne reviendra pas.
Nmb26
Elles les portent un peu.
Pas longtemps.
Je tremble en déchaussant les cadavres.
Leurs pieds sont pleins de chemins.
Leurs yeux de retours impossibles.
Et le soir remet du rouge
Sur ce qui ne reviendra pas.
Nmb26
Portent déjà la couleur de l'irréparable.
La nuit leur mange un côté du visage.
L'autre résiste encore.
Ils avancent avec leurs yeux neufs,
Leurs lèvres presque intactes.
Mais quelque chose a signé plus vite qu'eux.
L'ombre connaît leur nom.
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Portent déjà la couleur de l'irréparable.
La nuit leur mange un côté du visage.
L'autre résiste encore.
Ils avancent avec leurs yeux neufs,
Leurs lèvres presque intactes.
Mais quelque chose a signé plus vite qu'eux.
L'ombre connaît leur nom.
Nmb26
Leurs épaules le disaient,
Leurs slips le certifiaient,
Leurs mâchoires faisaient semblant.
Mais quelque chose manquait.
Une bête blanche dans le visage.
Un trou à la place du nom.
Alors ils sont restés là,
Trois statues d'attente.
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Leurs épaules le disaient,
Leurs slips le certifiaient,
Leurs mâchoires faisaient semblant.
Mais quelque chose manquait.
Une bête blanche dans le visage.
Un trou à la place du nom.
Alors ils sont restés là,
Trois statues d'attente.
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Charbon de viande
Dans la pluie des pelles mécaniques
Il dort debout
Avec sa fosse derrière les yeux.
La terre cherche encore
Où le boire.
Nmb26
Charbon de viande
Dans la pluie des pelles mécaniques
Il dort debout
Avec sa fosse derrière les yeux.
La terre cherche encore
Où le boire.
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Vernaculaire.
Le corps parle une langue de cave.
La chair se plie
Dans sa vitrification lente.
Un homme allongé
Sous le verre mou du monde.
Le sexe veille encore.
Petit phare têtu
Dans l’épuisement des membres.
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Vernaculaire.
Le corps parle une langue de cave.
La chair se plie
Dans sa vitrification lente.
Un homme allongé
Sous le verre mou du monde.
Le sexe veille encore.
Petit phare têtu
Dans l’épuisement des membres.
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Le corps reste.
Pieds ancrés,
Encrés
dans le papier qui boit les hommes.
Le fusain a des soucis noirs.
Il salit même l’absence.
Et lui,
Penché hors de sa tête,
Continue de tomber
Sans quitter la feuille.
Nmb26
Le corps reste.
Pieds ancrés,
Encrés
dans le papier qui boit les hommes.
Le fusain a des soucis noirs.
Il salit même l’absence.
Et lui,
Penché hors de sa tête,
Continue de tomber
Sans quitter la feuille.
Nmb26
Dans les couloirs du matin.
Les machines travaillent seules.
La lessive tourne.
La vaisselle tourne.
Toute la maison tourne
Avec ses bruits d’usine docile.
Moi, je suis dehors.
Perdu un peu plus loin
Que mes propres gestes.
Nmb26
Dans les couloirs du matin.
Les machines travaillent seules.
La lessive tourne.
La vaisselle tourne.
Toute la maison tourne
Avec ses bruits d’usine docile.
Moi, je suis dehors.
Perdu un peu plus loin
Que mes propres gestes.
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