#Bioindicateurs
September 7, 2026 at 12:01 PM
Ce sont également des bioaccumulateurs de polluants, elles peuvent donc servir de bioindicateurs de la pollution des eaux mais ça les rends impropres à la consommation. Elles transportent aussi des parasites de poissons Cyprinidea comme le trematode Bucephalus polymorphus 6/
December 2, 2023 at 10:29 AM
Discrets et élégants les plécoptères, ou « mouches de pierre » vivent dans les rivières et torrents.
Sensibles à la qualité de l'eau ils sont de précieux bioindicateurs de la qualité de l'eau.
@opie-insectes.bsky.social
@fne.asso.fr
#VendrediBiodiv
April 24, 2025 at 4:04 PM
🇫🇷 Les algues - Rôle fondamental dans les écosystèmes aquatiques
 #Chara #AlguesSubmergées #Bioindicateurs 

🇬🇧 Algae with a Fundamental Role in Aquatic Ecosystems

inpn.mnhn.fr
July 16, 2025 at 11:02 AM
Cruciaux pour la santé des sols, des mille-pattes menacés d'extinction en France
Cruciaux pour la santé des sols, des mille-pattes menacés d'extinction en France
Par AFP Par Benjamin LEGENDRE © 2025 AFP Ils maintiennent en bonne santé les sols de nos plages et de nos forêts mais subissent à leur tour la pression de l'humanité et du réchauffement climatique: une espèce sur cinq des mille-pattes dit chilopodes est menacée de disparition en France. Méconnus, ces prédateurs invertébrés de quelques centimètres, qui forment l'essentiel de la famille des mille-pattes avec leurs cousins diplopodes, constituent "d'excellents bioindicateurs de la qualité des habitats naturels", souligne l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais ce collectif d'institutions scientifiques, connu pour sa liste rouge des espèces menacées, publie mardi un "bilan préoccupant", au terme d'une évaluation inédite: trente-et-une des 146 espèces de chilopodes recensées en France sont "en danger" ou "en danger critique" d'extinction. Le constat vaut aussi pour un autre animal, décrit comme un excellent témoin de la pollution de l'environnement: les "perles", des insectes aquatiques au stade larvaire et ailés au stade adulte, surnommés aussi "mouches de pierre". Un tiers des espèces en France sont menacées de disparition, selon l'UICN. Aucune de ces espèces ne bénéficient de "mesures de protection ou d'actions de conservation ciblées", déplore le collectif, qui a fait établir ce bilan par l'Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et le groupe Myria-France, qui regroupe des experts des mille-pattes. Chilopodes et perles sont tous des "témoins du réchauffement climatique", qui assèchent notamment leurs sols et leurs cours d'eau, résume l'UICN. Pour les mille-pattes, le danger est redoublé, selon les cas, par les coupes rases de la sylviculture intensive, la surfréquentation touristique ou le nettoyage mécanique des plages. Vivant dans le sol ou sous les pierres et les bois morts, ils "jouent un rôle important dans la régulation de la microfaune et la régénération des sols", rappelle l'UICN. En leur absence, "les ravageurs du bois, dont les larves peuvent être leurs proies, vont avoir tendance à proliférer", illustre Etienne Iorio, expert co-auteur du rapport. surfréquentation touristique Dans la réserve du lac de Rémoray (Doubs), raconte le scientifique, "il y a une hétraie-sapinière ancienne et très bien conservée, où on trouve deux espèces en danger d'extinction, dont l'Eupolybothre tridenté, une espèce assez grande qui peut avoisiner les 3 cm". Le réchauffement climatique pourrait faire disparaître le hêtre de la plupart des régions françaises. Et "les chilopodes ne peuvent pas parcourir de grandes distances pour coloniser d'autres habitats favorables", souligne le spécialiste. L'enjeu est aussi de taille car "quasiment une espèce sur deux est endémique ou subendémique", c'est-à-dire présente seulement en France ou aussi dans un pays voisin. "Si elles disparaissent ici, elles disparaissent du monde entier", avertit Etienne Iorio. Parmi les menaces, "la sylviculture intensive incluant notamment la plantation d'arbres résineux aux dépens des feuillus (...) affecte plusieurs espèces", indique l'UICN. Le bilan pointe encore "la surfréquentation touristique ou aussi l'urbanisation rampante". Ces pressions sont ainsi responsables, avec les incendies, de la mise en danger de la "Lithobie aux petites pattes", un chilopode de moins d'un centimètre qui survit dans les maquis d'arbousiers du relief littoral du massif des Maures, dans le Var et les Alpes-Maritimes. Sur les plages, les banquettes salées formées par les posidonies, ces herbiers marins qui s'échouent sur le rivage, sont un autre trésor de microfaune dont trois espèces de chilopodes sont le prédateur en chef. Mais l'un deux, le "Géophile des algues méditerranéennes", a perdu 90% de son aire de répartition, à cause de l'artificialisation du sol et du nettoyage mécanique de la laisse de mer. A l'inverse d'invertébrés populaires comme les papillons, les abeilles ou les libellules,"on a tendance à oublier les chilopodes", regrette Etienne Iorio, "alors qu'il est de plus en plus reconnu que le sol est une clé de voûte pour la bonne santé des habitats".
information.tv5monde.com
June 17, 2025 at 12:09 PM
Sans oublier que, du fait de leur croissance lente, ils intègrent la pollution sur plusieurs années, faisant d’eux de bons témoins de l’évolution de la qualité de l’air.
💚 Nous soutenir ➡️ https://f.mtr.cool/dybntvuibg

#SemeursDeForets #Lichens #Bioindicateurs #PollutionAtmospherique #QualiteDeLAir
f.mtr.cool
May 11, 2026 at 9:03 AM
✨ Honored to witness the inauguration of the BISSAP lab at UCAD — a new lab for ecosystem monitoring in Senegal! 🌍🔬
Huge congratulations to everyone involved!
@climatecerege.bsky.social @ird-fr.bsky.social
#ScienceForAll #UCAD #IRD #Biodiversity #Africa #BISSAP
www.ird.fr/inauguration...
Inauguration du laboratoire BISSAP à l’UCAD : un nouveau centre de référence pour la surveillance des écosystèmes aquatiques en Afrique de l’Ouest | Site Web IRD
Le 21 juillet 2025, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a inauguré le laboratoire BISSAP (Bioindicateurs, Imagerie et Surveillance des Systèmes Aquatiques et Pélagiques), en présence de Mous...
www.ird.fr
July 30, 2025 at 5:00 PM
Une espèce sur cinq de chilopodes est menacée de disparition en France. Aucune de ces espèces ne bénéficie de "mesures de protection ou d'actions de conservation ciblées". En leur absence, « les ravageurs du bois, dont les larves peuvent être leurs proies, vont avoir tendance à proliférer. »
Cruciaux pour la santé des sols, les mille-pattes menacés d'extinction en France
Ils maintiennent en bonne santé les sols de nos plages et de nos forêts mais subissent à leur tour la pression de l'humanité et du réchauffement climatique: une espèce sur cinq des chilopodes est menacée de disparition en France. Paris (AFP) Publié le : 17/06/2025 - 12:33   "Méconnus, ces prédateurs invertébrés de quelques centimètres, qui forment l'essentiel de la famille des mille-pattes avec leurs cousins diplopodes, constituent "d'excellents bioindicateurs de la qualité des habitats naturels", souligne l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).   Mais ce collectif d'institutions scientifiques, connu pour sa liste rouge des espèces menacées, publie mardi un "bilan préoccupant", au terme d'une évaluation inédite: trente-et-une des 146 espèces de chilopodes recensées en France sont "en danger" ou "en danger critique" d'extinction.   Le constat vaut aussi pour un autre animal, décrit comme un excellent témoin de la pollution de l'environnement: les "perles", des insectes aquatiques au stade larvaire et ailés au stade adulte, surnommés aussi "mouches de pierre". Un tiers des espèces en France sont menacées de disparition, selon l'UICN.   Aucune de ces espèces ne bénéficient de "mesures de protection ou d'actions de conservation ciblées", déplore le collectif, qui a fait établir ce bilan par l'Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et le groupe Myria-France, qui regroupe des experts des mille-pattes.   Chilopodes et perles sont tous des "témoins du réchauffement climatique", qui assèchent notamment leurs sols et leurs cours d'eau, résume l'UICN.   Pour les mille-pattes, le danger est redoublé, selon les cas, par les coupes rases de la sylviculture intensive, la surfréquentation touristique ou le nettoyage mécanique des plages.   Vivant dans le sol ou sous les pierres et les bois morts, ils "jouent un rôle important dans la régulation de la microfaune et la régénération des sols", rappelle l'UICN.   En leur absence, "les ravageurs du bois, dont les larves peuvent être leurs proies, vont avoir tendance à proliférer", illustre Etienne Iorio, expert co-auteur du rapport. surfréquentation touristique Dans la réserve du lac de Rémoray (Doubs), raconte le scientifique, "il y a une hétraie-sapinière ancienne et très bien conservée, où on trouve deux espèces en danger d'extinction, dont l'Eupolybothre tridenté, une espèce assez grande qui peut avoisiner les 3 cm".   Le réchauffement climatique pourrait faire disparaître le hêtre de la plupart des régions françaises. Et "les chilopodes ne peuvent pas parcourir de grandes distances pour coloniser d'autres habitats favorables", souligne le spécialiste.   L'enjeu est aussi de taille car "quasiment une espèce sur deux est endémique ou subendémique", c'est-à-dire présente seulement en France ou aussi dans un pays voisin. "Si elles disparaissent ici, elles disparaissent du monde entier", avertit Etienne Iorio.   Parmi les menaces, "la sylviculture intensive incluant notamment la plantation d'arbres résineux aux dépens des feuillus (...) affecte plusieurs espèces", indique l'UICN.   Le bilan pointe encore "la surfréquentation touristique ou aussi l'urbanisation rampante". Ces pressions sont ainsi responsables, avec les incendies, de la mise en danger de la "Lithobie aux petites pattes", un chilopode de moins d'un centimètre qui survit dans les maquis d'arbousiers du relief littoral du massif des Maures, dans le Var et les Alpes-Maritimes.   Sur les plages, les banquettes salées formées par les posidonies, ces herbiers marins qui s'échouent sur le rivage, sont un autre trésor de microfaune dont trois espèces de chilopodes sont le prédateur en chef. Mais l'un deux, le "Géophile des algues méditerranéennes", a perdu 90% de son aire de répartition, à cause de l'artificialisation du sol et du nettoyage mécanique de la laisse de mer.   A l'inverse d'invertébrés populaires comme les papillons, les abeilles ou les libellules,"on a tendance à oublier les chilopodes", regrette Etienne Iorio, "alors qu'il est de plus en plus reconnu que le sol est une clé de voûte pour la bonne santé des habitats"."   Situation préoccupante pour les mille-pattes et les perles de France métropolitaine - UICN France, 17.06.2025 https://uicn.fr/liste-rouge-chilopodes-et-plecopteres/   Image : Photo diffusée par Etienne Iorio, le 20 mai 2025, d'un Lithobius à petites pattes ou mille-pattes (Lithobius micropodus), classé "en voie de disparition", à Ramatuelle en 2023, dans le Var © Etienne IORIO / Etienne Iorio/AFP  
sco.lt
June 22, 2025 at 10:34 AM
Il y a des moyens de lutte proposés là (trouvé avec une recherche "renoncules bioindicateurs") :
ecophytopic.fr/sites/defaul...
Et peut être mettre d'autres plantes qui lui feront concurrence.
May 15, 2025 at 6:49 AM
🐬
"Les grands dauphins sont considérés depuis longtemps comme des bioindicateurs clés pour la santé des écosystèmes. Ici, c'est la pollution pharmaceutique, largement négligée, qui est dans le collimateur."

www.slate.fr/sciences/dau...
Des dauphins sauvages testés positifs au fentanyl dans le Golfe du Mexique
Cet opioïde synthétique est 100 fois plus puissant que la morphine. Une nouvelle étude montre à quel point les drogues inondent aujourd'hui les…
www.slate.fr
December 8, 2024 at 7:29 AM
Les oursins comme bioindicateurs de la pollution marine - @FR_Conversation

https://theconversation.com/les-oursins-comme-bioindicateurs-de-la-pollution-marine-241818
Les oursins comme bioindicateurs de la pollution marine
Les oursins servent de bioindicateurs pour suivre la cont...
theconversation.com
January 10, 2025 at 7:05 AM
Les oursins comme bioindicateurs de la pollution marine
Les oursins comme bioindicateurs de la pollution marine
Les oursins se révèlent être de précieux bioindicateurs pour suivre la contamination des environnements marins par les éléments traces (longtemps appelés métaux lourds). Un exemple en Corse, lieu privilégié d’étude des écosystèmes côtiers, à proximité d’une mine fermée depuis plus de 50 ans. Interfaces fragiles entre les milieux terrestres et marins, les écosystèmes côtiers sont soumis à une pression croissante due aux activités anthropiques. L’expansion des secteurs industriel, agricole et urbain entraîne l’introduction d’une quantité considérable de produits chimiques dans ces écosystèmes. Ces substances présentent souvent des propriétés toxiques susceptibles de causer des dommages multiples à l’échelle des organismes, des populations et des écosystèmes, menaçant non seulement la biodiversité marine mais aussi les services écosystémiques qu’ils fournissent. Les éléments traces : une menace invisible Les éléments traces, autrefois appelés métaux lourds, font partie des contaminants les plus répandus dans l’écosystème marin. En raison de leur toxicité, leur persistance et leur capacité à s’accumuler dans les organismes marins, ces derniers sont considérés comme de sérieux polluants dans l’environnement marin. Bien que naturellement présents dans l’environnement à faible concentration, les éléments traces peuvent rester en solution, s’adsorber sur des particules sédimentaires, précipiter au fond ou encore s’accumuler et connaître « une bioamplification » dans les chaînes alimentaires atteignant ainsi des niveaux toxiques. Une surveillance constante de leur présence et leur concentration est donc essentielle face à ces menaces. Le cas de l’oursin violet comme bioindicateur de contamination Afin d’évaluer les niveaux de contaminants dans l’écosystème, des organismes peuvent être utilisés comme bioindicateurs. Ces organismes ont la capacité d’accumuler des polluants dans leurs tissus permettant ainsi d’évaluer la qualité de leur environnement. De par sa large distribution, son abondance dans les écosystèmes côtiers, sa facilité de collecte, sa longévité, sa relative sédentarité et sa bonne tolérance aux polluants, l’oursin violet Paracentrotus lividus (décrit par Lamarck en 1816) est un organisme reconnu pour son rôle de bioindicateur . L’utilisation de biomarqueurs représente également une approche clé dans la biosurveillance marine permettant d’évaluer les liens entre l’exposition aux polluants environnementaux et leurs impacts sur les individus et les populations. Les effets des polluants dans les écosystèmes marins peuvent être mesurés à travers des paramètres biochimiques. De nombreuses études suggèrent que l’exposition à divers éléments traces est susceptible d’entraîner des dommages irréversibles chez les organismes marins via la production de molécules oxydantes. Dans ce contexte, il est essentiel d’évaluer, au sein de ces organismes, les activités d’enzymes antioxydantes qui jouent un rôle clé dans la défense contre le stress oxydant. Les teneurs de certains marqueurs d’oxydation dans les tissus des organismes constituent également des indicateurs précieux pour évaluer l’intensité du stress oxydant. La Corse, un site d’étude privilégié En raison de ses côtes fortement peuplées, la mer Méditerranée est soumise à de nombreuses pressions anthropiques. Située au nord-ouest de ce bassin, la Corse constitue un site d’étude privilégié pour les écosystèmes côtiers. Ses eaux, souvent considérées comme peu affectées par des sources anthropiques majeures, permettent d’identifier plus facilement les sources de contamination. À lire aussi : En Méditerranée, ces larves voyageuses de crabes, oursins et autres araignées Afin d’obtenir des informations sur la qualité environnementale des eaux marines autour de l’île et d’identifier les zones de contamination locale, des prélèvements ont été réalisés. Ces travaux avaient pour objectif de suivre la dynamique spatio-temporelle de 22 éléments traces dans des oursins prélevés sur le littoral corse et d’estimer les effets de cette contamination sur le stress oxydant de P. lividus . Des indices de pollution, calculés à partir de données issues de la littérature, ont permis de comparer les niveaux de contamination de la Corse à ceux d’autres régions méditerranéennes, comme l’Algérie, la Grèce, l’Italie et l’Espagne. Bien qu’il existe quelques cas de contamination élevée en Corse, les niveaux demeurent faibles en raison de la faible pression anthropique dans la région . Des éléments traces présents naturellement ou liés aux activités humaines La plupart des contaminations significatives qui ont été relevées sont attribuées à des sources localisées ou à des caractéristiques spécifiques des sites étudiés. Ainsi, de fortes teneurs en cobalt, chrome et nickel ont été mesurées dans les organes reproducteurs (les gonades) d’oursins à proximité de l’ancienne mine d’amiante à Canari en Haute-Corse. Ces niveaux résultent de déblais non traités rejetés en mer pendant la période d’activité de la mine d’amiante entre 1948 et 1965. Malgré la fermeture de la mine depuis plus de 50 ans, le procédé utilisé pour récolter des résidus miniers le long du littoral ainsi que la composition géologique du sous-sol (constitué de roches dénommées serpentinites naturellement riches en éléments traces) contribuent encore à la dispersion de ces éléments dans l’environnement marin. L’évaluation de la qualité des écosystèmes nécessite donc une bonne connaissance du contexte géochimique naturel afin de distinguer les éléments traces naturellement présents dans l’environnement de ceux résultant des activités anthropiques. Cet exemple illustre également comment les activités humaines, même anciennes, peuvent encore avoir un impact sur les écosystèmes. Le calcul d’un indicateur appelé « Trace Element Pollution Index » – basé sur les concentrations en éléments traces dans les gonades et les tubes digestifs de l’oursin – a permis de déterminer un gradient de contamination avec des teneurs plus élevées au sud de l’ancienne mine d’amiante . Ce phénomène résulte de la migration des déchets miniers vers le Sud, entraînés par la houle et les courants marins dominants. Cette observation souligne le rôle du milieu marin dans la diffusion et la distribution des contaminants dans l’environnement. Par conséquent, les éléments traces peuvent être largement diffusés à partir des sites sources rendant leur surveillance plus complexe. Plusieurs études suggèrent que l’exposition à la contamination par les éléments traces peut induire une cascade d’événements qui stimulent des activités d’enzymes antioxydantes chez les oursins. Dans le cadre de notre recherche, les activités spécifiques les plus élevées des enzymes antioxydantes ont été observées dans la zone sud de l’ancienne mine d’amiante, là où justement la contamination est la plus importante. Toutefois, aucune différence significative entre les sites n’a été mise en évidence. Ces données suggèrent que le système enzymatique antioxydant de P. lividus a protégé son organisme de manière efficace contre les dommages oxydants . Intégrer aussi les caractéristiques de l’eau (température, acidité, oxygène, etc.) La contamination en éléments traces varie selon les saisons, avec des concentrations généralement plus élevées en automne et en hiver et plus faibles en été. Cette variation s’explique par des changements physiologiques chez l’oursin . Lors de la production des cellules sexuelles ou gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), un phénomène de dilution des concentrations en éléments traces est constaté dans les organes reproducteurs tandis qu’en dehors de cette période la concentration augmente. Par ailleurs, certains éléments sont essentiels et leur concentration élevée durant la production des cellules sexuelles est considérée comme normale. C’est notamment le cas du zinc étroitement lié au processus de maturation des ovocytes ou cellules sexuelles féminines (l’ovogenèse) et dont les niveaux sont particulièrement élevés chez les femelles. En conséquence, pour une utilisation optimale des oursins en tant que bioindicateurs, il est crucial de considérer divers facteurs dits « biotiques » et « abiotiques ». Les facteurs biotiques incluent la reproduction et le sexe des oursins qui influencent les concentrations d’éléments traces dans les gonades. Les facteurs abiotiques tels que la température de l’eau, le pH, la teneur en oxygène et la salinité influencent la biodisponibilité des polluants et la capacité des oursins à les accumuler. Prendre également en compte d’autres bioindicateurs comme les moules et les algues Par ailleurs, nos résultats ont démontré que les macroalgues et les tubes digestifs d’oursins bioaccumulent plus d’éléments traces que les gonades ce qui les rend particulièrement utiles pour identifier les contaminations locales . Le tube digestif des oursins, en particulier, pourrait être un outil plus précis pour les études écotoxicologiques car il présente généralement des concentrations d’éléments traces plus élevées et est moins affecté par les facteurs liés à la reproduction. Ainsi, bien que les oursins soient d’excellents bioindicateurs, une approche intégrée avec d’autres organismes tels que des bivalves (les moules notamment) ou macroalgues permet d’obtenir une vision plus globale de la contamination dans les écosystèmes côtiers. Ces recherches sont cruciales pour comprendre les pressions anthropiques exercées sur les écosystèmes marins et développer des stratégies de gestion environnementale efficaces visant à préserver la biodiversité ainsi que les services écosystémiques essentiels fournis par ces milieux. Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a lieu du 4 au 14 octobre 2024), et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur la thématique « océan de savoirs ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr . Ouafa El Idrissi a bénéficié de la bourse de la Fondation de la Mer, un financement dans le cadre du programme MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies at Regional And Local Scales). Sonia Ternengo a reçu un financement dans le cadre du programme MISTRALS (Mediterranean Integrated STudies at Regional And Local Scales).
theconversation.com
November 12, 2024 at 5:24 PM
Looking for a postdoc researcher to study odonates as bioindicators in restored mining sites. Comme join the team!

À la recherche d'un.e stagiaire postdoctoral.e pour étudier les libellules comme bioindicateurs des sites miniers restaurés. Vennez vous joindre à l'équipe 😀
August 11, 2025 at 2:43 PM