Reconstruction de Gaza: près de 6 mois après sa création par Donald Trump, le "Conseil de paix" n'a aucun financement
Par TV5MONDE
Créé au mois de janvier, le Conseil de paix de Donald Trump ne dispose à ce jour, d'aucun financement. Le président américain avait mis en place ce Conseil pour reconstruire Gaza, alors que l'ONU et l'Union européenne ont évalué à 71,4 milliards de dollars les besoins de reconstruction ces dix prochaines années.
Créé au mois de janvier, le Conseil de paix de Donald Trump ne dispose à ce jour, d'aucun financement. Le président américain avait mis en place ce Conseil pour reconstruire Gaza, alors que l'ONU et l'Union européenne ont évalué à 71,4 milliards de dollars les besoins de reconstruction ces dix prochaines années. Le "Conseil de paix" créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza est empêtré dans des problèmes juridiques et ne dispose d'aucun financement officiel, malgré des promesses atteignant des milliards de dollars, a affirmé une source proche du dossier. Créé de toutes pièces en janvier par le président américain, qui est censé le diriger personnellement y compris lorsqu'il aura quitté la Maison Blanche, le Conseil de paix n'a pas reçu le moindre dollar, a-t-on ajouté de même source. Le Fonds, administré par la Banque mondiale (BM) et approuvé par l'ONU, a été pensé pour la phase de reconstruction et de développement, qui n'a pas encore débuté, a précisé cette source pour justifier le non financement du Conseil. Plutôt que d'utiliser ce fonds, le Conseil a reçu des dons directement sur un compte à la banque JPMorgan, a déclaré le porte-parole du conseil au quotidien économique le Financial Times (FT). (Re)lire: Gaza: reconstruction, force de stabilisation, rôle de la Fifa... Ce qu'il faut retenir du premier "Conseil de paix" de Donald Trump Trump a imaginé ce comité pour le petit territoire côtier palestinien, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre 2025 un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis. Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Mais les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des États-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d'attirer son attention.
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Récemment, le président indonésien Prabowo Subianto a exclu que son pays paye le milliard de dollars réclamé. Le FT indique que de petits versements ont permis de payer notamment le bureau du Haut représentant Nikolaï Mladenov. Les Émirats arabes unis ont également accordé 100 millions de dollars pour former une nouvelle force de police à Gaza, mais les fonds sont gelés. En avril, les Nations Unies et l'Union européenne ont évalué à 71,4 milliards de dollars (61,3 milliards d'euros) les besoins de reconstruction ces dix prochaines années à Gaza, selon une étude menée avec la Banque Mondiale. (Re)lire: "Environ 70 milliards de dollars": ce que va coûter la reconstruction de la bande de Gaza Nikolaï Mladenov a de son côté mis en garde la semaine dernière contre le risque que le "statu quo" actuel, basé sur un cessez-le-feu imparfait dans un territoire divisé et ravagé, devienne "permanent" . Jeudi, trois ONG internationales ont alerté sur une situation humanitaire à Gaza toujours "catastrophique, avec d'importants écarts entre les engagements pris et leur mise en œuvre sur le terrain". L'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre de Gaza, a fait 1221 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Plus de 72800 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire de représailles menée par Israël, dont plus de 900 depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.