Panneaux photovoltaïques : quel sera le contrat le plus avantageux en 2024 ? (calculateur)
Dès 2024, les particuliers installant des panneaux photovoltaïques ne pourront plus bénéficier du compteur qui tourne à l’envers. Ils seront en revanche modestement rétribués pour l’électricité injectée dans le réseau. Ce qui change la donne pour bien choisir son contrat.
En Wallonie, le 1 er janvier 2024 marque la fin du système de compensation pour les nouvelles installations de panneaux photovoltaïques. Les unités opérationnelles et réceptionnées avant cette date – un organisme doit venir valider l’installation – pourront, elles, continuer à bénéficier du compteur qui tourne à l’envers jusque fin 2030. Dans ce scénario, les règles sont simples : l’électricité produite par les panneaux est soustraite en temps réel de celle prélevée sur le réseau.
Un ménage doté d’un compteur électromécanique ne doit ainsi pas se soucier du moment où il consomme son électricité : dès que ses panneaux produisent de l’électricité, il y gagne. Et si sa production photovoltaïque annuelle est supérieure ou égale à sa consommation , il ne paiera rien pour les kWh prélevés. L’index affiché sur son compteur peut de ce fait diminuer au fil des ans. Il devra toutefois s’acquitter d’un « tarif capacitaire » de quelques centaines d’euros par an. Ce montant, qui dépend de la puissance nette développable de l’installation, s’apparente à une participation forfaitaire pour l’utilisation qu’il fait du réseau (puisqu’il y prélève bien de l’électricité quand ses panneaux ne produisent pas ou pas assez).
L’objectif : autoconsommer un maximum l’électricité produite par ses panneaux photovoltaïques
Dès 2024, un ménage souhaitant installer des panneaux solaires sur son toit ne pourra plus profiter d’un tel système . Il devra obligatoirement mesurer distinctement l’électricité prélevée et celle injectée sur le réseau, par l’intermédiaire d’un compteur double flux (éventuellement communicant). Et payer un tarif non plus capacitaire, mais proportionnel à son utilisation effective du réseau . Moins il y prélèvera de l’électricité, moins il paiera. Ce système permet d’encourager l’autoconsommation de la production photovoltaïque. Depuis des années, la surproduction concomitante d’unités photovoltaïques, en particulier lorsque que la consommation est faible, entraînent de coûteux investissements sur un réseau qui initialement, n’a pas été conçu pour y injecter de toute part de l’électricité. Lorsqu’il sature, cela peut d’ailleurs générer des « décrochages » d’onduleurs : l’installation photovoltaïque se met alors en sécurité et ne produit plus rien.
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A terme, un compteur double flux et communicant permettra à son détenteur d’opter pour un contrat d’électricité dont le coût au kWh dépendra, jusqu’au quart d’heure près , de l’offre et de la demande. Un ménage capable de prélever très peu d’électricité du réseau lors des pics de consommation pourra ainsi faire de grosses économies par rapport à d’autres. Notamment en lançant ses appareils électroménagers en journée, ou en utilisant en soirée de l’électricité stockée lorsqu’elle était meilleur marché (via une batterie domestique , par exemple).
En résumé, un ménage qui ne consomme en temps réel qu’une petite partie de l’électricité produite par ses panneaux a tout intérêt à garder son compteur qui tourne à l’enver s – où à faire valider sa nouvelle installation avant le 31 décembre 2023. A l’inverse, celui qui parvient à autoconsommer davantage d’électricité se verra d’autant plus avantagé dans le nouveau système, puisque son tarif proportionnel annuel sera inférieur au tarif capacitaire.
D’autant que le 1 er janvier 2024 marque une grande nouveauté pour les prosumers wallons : c’est l’introduction du « tarif d’injection » , déjà en vigueur en Flandre et en région bruxelloise. Jusqu’ici, un ménage équipé de panneaux solaires et bénéficiant du système de compensation n’était pas rétribué pour l’électricité injectée dans le réseau . Celle-ci était supposée être offerte, en contrepartie aux multiples avantages de ce système. Dès 2024, les prosumers soumis au tarif proportionnel seront dédommagés pour les kWh injectés sur le réseau . Dédommagés, plutôt que rétribués : en effet, le tarif d’injection qu’ils percevront au kWh sera nettement inférieur au tarif de l’électricité prélevée sur le réseau. Il y a deux raisons à cela. D’une part, l’électricité injectée l’est généralement lorsque l’offre est abondante et le coût au kWh plus faible. D’autre part, elle est exonérée de la TVA (pour les particuliers).
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Le Vif a consulté les tarifs de prélèvement et d’injection des contrats des neuf fournisseurs actifs en Wallonie . Alors que le coût moyen du kWh prélevé sur le réseau, pour un contrat variable de particulier, s’élève en moyenne à 0,17 euros TVAC, le tarif d’injection, activable dès 2024, n’équivaut qu’à environ 0,07 euros . Il serait donc contreproductif de surdimensionner à l’excès une installation photovoltaïque par rapport à ses besoins : un ménage procédant de la sorte n’y gagnera pas.
Le meilleur compromis entre le coût au kWh, le tarif d’injection et la redevance annuelle
Quel sera le contrat le plus avantageux dans votre cas en 2024, si vous ne bénéficiez plus du compteur qui tourne à l’envers ? Pour le savoir, il ne suffit pas de repérer quel fournisseur propose la meilleure rétribution des kWh injectés. Il faut identifier le meilleur compromis entre le tarif de prélèvement, le tarif d’injection et la redevance annuelle fixe , dont le montant oscille entre 12 et 130 euros .
C’est ce que propose le simulateur ci-dessous, selon les prix des cartes tarifaires de novembre 2023 . Il porte exclusivement sur la part « énergie » de votre facture et n’inclut donc pas les frais facturés pour la distribution (qui dépendent de votre localité et de votre gestionnaire de réseau de distribution) et le transport de l’électricité. Ce calculateur ne comprend en outre pas les réductions temporaires, services associés ou offres de bienvenue. Dans le cas de contrats variables, le calcul mentionne les prix estimés sur une année entière , tels que référencés dans les fiches tarifaires. Les contrats ne mentionnant pas d’estimation annuelle dans leur carte tarifaire sont mentionnés par une (*). Il s’agit alors d’une projection effectuée à partir des prix pratiqués en novembre 2023, ce qui biaise la comparaison avec les autres contrats (tant pour le prélèvement que pour l’injection d’électricité dans le réseau).
Comparateur: quel contrat d’électricité sera le plus avantageux en 2024 avec un compteur double flux ?
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